
@Article{pson-2022-0214,
AUTHOR = {D. Peyrat-Apicella, Y. Chemrouk},
TITLE = {Sédation profonde et continue jusqu’au décès : qu’en vivent les soignants ? <br/>Enquête exploratoire qualitative en oncologie},
JOURNAL = {Psycho-Oncologie},
VOLUME = {16},
YEAR = {2022},
NUMBER = {4},
PAGES = {381--387},
URL = {http://www.techscience.com/PO/v16n4/52799},
ISSN = {1778-381X},
ABSTRACT = {<i>Objectif</i> : La récente loi Claeys-Leonetti de 2016
reconnaît le droit du patient à une sédation profonde et continue jusqu’au décès (SPCJD) si ce dernier en fait la demande.
Au quotidien, comment les équipes soignantes s’approprient
cette nouvelle possibilité et s’adaptent à ces situations de fin
de vie spécifiques ?<br/>
<i>Méthode</i> : Nous avons mené des entretiens semi-directifs avec
six soignants volontaires de chaque corps de métier (deux
médecins, deux infirmier.ère.s et deux aides-soignantes) dans
un service d’oncologie médicale et de radiothérapie. Les entretiens ont été analysés selon une méthode d’analyse de contenu
thématique, afin de rendre compte du vécu des professionnels
de soins face aux protocoles de SPCJD et aux conséquences
sur les accompagnements de fin de vie dans ces circonstances.<br/>
<i>Résultats</i> : Cette enquête exploratoire met en évidence des
disparités interprofessionnelles quant au vécu des accompagnements de patients sous SPCJD. L’hétérogénéité des
représentations semble liée à une méconnaissance de la loi,
à des acceptions variables, mais aussi à des intentions diffé-
rentes en fonction des fonctions exercées. La continuité dans
la prise en charge des patients est affectée : le seul point
commun observé chez tous les professionnels concerne les
difficultés décrites dans l’accompagnement des familles.<br/>
<i>Conclusion</i> : La loi Claeys-Leonetti, ayant pour objectif de
donner davantage de droits aux patients, pose des enjeux
éthiques et des difficultés aux soignants encore trop peu
investigués à ce jour. Il semble fondamental de tenir compte
de l’effet de cette procédure sur le vécu des professionnels,
afin que la mise en place des protocoles soit accompagnée et
pensée au mieux, dans le but de limiter les potentielles difficultés et souffrances relatives à la SPCJD.},
DOI = {10.3166/pson-2022-0214}
}



