
@Article{rig.2024.045505,
AUTHOR = {Moumouni Sidibé, Augustin K. N. Aoudji, Yaya Issifou Moumouni, Issa Sacko, Idelphonse Saliou, Bourema Koné, Achille Ephrem Assogbadjo, Afio Zannou},
TITLE = {Dynamiques Spatio-Temporelles de l’Occupation des Terres dans les Zones de Production Cotonnière et Céréalière au Mali},
JOURNAL = {Revue Internationale de Géomatique},
VOLUME = {33},
YEAR = {2024},
NUMBER = {1},
PAGES = {51--76},
URL = {http://www.techscience.com/RIG/v33n1/56101},
ISSN = {2116-7060},
ABSTRACT = {La dynamique d’occupation des terres constitue un préalable pour l’identification des contraintes de gestion des ressources naturelles, l’évolution de pratiques agraires et la croissance démographique. L’objectif de cette recherche est d’améliorer les connaissances sur la dynamique d’occupation des terres agricoles dans les zones de cultures sèches (Cinzana) et cotonnière (Kléla) au Mali. La méthodologie utilisée a consisté à la collecte des données planimétriques et à l’analyse diachronique à travers des images satellitaires Landsat TM (Thematic Mapper) de 2000 et OLI (Operational Land Image) de 2020. Les taux de dégradation et de déforestation des formations naturelles ont été calculés d’une part et d’autre part la vitesse et l’intensité des changements ont été évaluées à l’aide des programmes « Pontius matrix 22 et intensity analysis » à partir de la matrice de transition. Les résultats de l’analyse diachronique ont révélé une nette augmentation des superficies des formations anthropiques, notamment celles des champs et jachères au détriment des formations naturelles. Cela s’est manifesté à Cinzana par une augmentation globale des superficies des formations anthropiques de 45% (soit 2,30% par an), et une réduction globale de 45,15% (2,26% par an) des superficies des unités naturelles ; à Kléla par une progression globale de 131% (soit 6,54%/an) des champs et jachères au détriment des formations naturelles qui ont subi une réduction de 95% (soit 4,76% par an) entre 2000 et 2020. En somme, l’évolution des unités paysagères dans la zone de recherche entre 2000 et 2020 présage une anthropisation à outrance des formations naturelles, ce qui pourrait compromettre la durabilité de ces formations, avec un risque de perte des services écosystémiques et de la productivité agricole. L’étude recommande l’utilisation des pratiques agroécologiques, la facilitation de l’accès aux technologies agricoles, aux services d’encadrement dans une perspective d’intensification agricole. Les mesures politiques dans le sens d’une transition agroécologique doivent être encouragées.},
DOI = {10.32604/rig.2024.045505}
}



